Respect du cycle, respect du corps de la femme

Respect du cycle, respect du corps de la femme

Vous optez déjà pour une alimentation sans produits chimiques de synthèse ? Qu’en est-il des produits utilisés pour votre intimité ?

Le cycle féminin c’est en moyenne 5 jours par mois pendant 40 ans, soit 2 400 jours.
 Une femme utilise ainsi au cours de sa vie entre 10 000 et 20 000 protections périodiques. 
Autant d’occasions pour l’organisme d’absorber pesticides, chlore, aluminium et autres substances nocives.

Les règles, rien de plus naturel !

Non ce n’est pas sale, ni bizarre… !

La culture du jetable et de l'aseptisation a entraîné un dégoût du sang menstruel et parfois une méconnaissance de son corps. 
Les cycles rappellent la spécificité du corps féminin et doivent être une bonne occasion de prendre soin de soi.

Prendre soin de son intimité tout en préservant la planète. 
C’est désormais à la portée de toutes grâce à des solutions qui allient protection et praticité : tampons et serviettes en coton bio, coupe menstruelle, gels de toilette intime certifiés bio… 
Des alternatives efficaces et écologiques aux protections conventionnelles.

Haro sur les substances toxiques !

Apparus dès le début du XXème siècle, les produits conventionnels nous ont offert leur praticité.

Mais sont-ils vraiment dignes de confiance, tant pour notre santé que pour l’environnement ?

 

Côté santé :

Des protections périodiques qui contiennent des substances toxiques et une paroi vaginale extrêmement absorbante : un cocktail favorisant le risque d’infections et de démangeaisons.

 

Des composants à risque dans les serviettes et tampons conventionnels :

  • du plastique et autres matières premières d’origine pétrochimique (viscose, polyester, polypropylène, polyéthylène ou encore polyoléfine). 
    Ces composants chimiques, qui peuvent provoquer une prolifération bactérienne, ont été ajoutés afin d’améliorer leur pouvoir absorbant.
  • de la dioxine, un polluant organique persistant qui apparaît lors du processus de blanchiment au chlore. 
    A long terme, la dioxine peut avoir des conséquences sur la santé et plus particulièrement sur le système hormonal et immunitaire.
  • des résidus d’insecticides et de pesticides (notamment organo-chlorés) dus à la contamination du coton et considérés comme des perturbateurs endocriniens, voire cancérogènes.
  • de l’aluminium, de l’alcool, des colorants et parfums de synthèse irritants et potentiellement allergisants.
  • des fibres artificielles très absorbantes et abrasives (dans les tampons) pouvant provoquer le syndrome du choc toxique1.

1Le syndrome du choc toxique est une infection rare causée par des souches de staphylocoques dorés pouvant provoquer des caillots dans les membres et les organes vitaux.

  

Côté environnement :

La fabrication des protections hygiéniques conventionnelles utilise du coton conventionnel dont la culture nécessite pesticides, herbicides (glyphosate) voire OGM.

 

Qu’en est-il de nos déchets ?

Ces protections font l’objet d’une surenchère d’emballages (boîtes, sachets individuels, applicateurs…) qui ne sont généralement pas recyclés et peuvent mettre jusqu’à cinq siècles pour se dégrader (autant qu’une bouteille en plastique)… 
L’environnement trinque aussi!

Composition des produits : aucune obligation réglementaire

Les fabricants de protections conventionnelles ne sont pas tenus par la réglementation européenne de diffuser, notamment sur les produits, une information complète sur leur composition (liste des constituants, précautions d'usage, risques encourus…).

Une situation aberrante : contrairement aux cosmétiques ou aux dispositifs médicaux, les protections périodiques ne bénéficient d’aucun statut réglementaire. 
Elles sont considérées comme de simples articles d'hygiène, alors même qu’elles sont en contact avec des zones particulièrement sensibles et perméables.