Biocoop dit "non" à l'eau en bouteille plastique...

Biocoop dit "non" à l'eau en bouteille plastique...

Fini l'eau en bouteille: ça s'arrose !

Après plusieurs années de débats et d’études de solutions alternatives, Biocoop avait déjà inscrit en 2009 l’arrêt de l’eau en bouteille plastique.

C’était alors une préconisation dans le cahier des charges du réseau.

Désormais, c’est une obligation : plus aucune bouteille d’eau en plastique !

Rendez-vous dans votre magasin Biocoop pour découvrir les solutions alternatives proposées ! 

Et les bulles?

Après réflexion collective sur le sujet, Biocoop a décidé de garder les eaux gazeuses en bouteille de verre, un produit plaisir. 

L’eau : un produit simple à priori ?!

Et pourtant… L’eau est source de tant d’interrogations qu’il y aurait de quoi devenir hydrophobe.

Biocoop se jette à l’eau pour mieux éclairer vos choix. 

1Fiche « Choisir l’eau du robinet », Ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire, février 2008. 

Disponible directement chez soi pour 0,003 €/litre (moyenne nationale)2, soit l’équivalent de 3 centimes le pack de 6 bouteilles (1,5 L), l’eau du robinet est aujourd’hui l’eau préférée des Français : 70 % la trouvent bonne et 80 % l’estiment sûre². 

Côté environnement, c’est mieux que les bouteilles.

Pas de contenant plastique, pas de déchets.

Mais côté santé : peut mieux faire !

Si l’eau du robinet est « l’un des aliments les plus contrôlés », comme disent les autorités sanitaires, que penser alors des nitrates, traces de pesticides, résidus pharmaceutiques et autres polluants émergents ? 

Risques de pollution à tous les étages ! 

Si les nitrates sont les premiers cités sur le banc des accusés, de nombreux autres contaminants apparaissent dans l’eau du robinet à plusieurs étapes : 

  1. dans les eaux de captage : résidus de pesticides, nitrates, médicaments, hormones, nanoparticules, bisphénol A… ; 
  2. lors du traitement de l’eau : résidus de chlore et dérivés (trihalométanes), ozone ; 
  3. dans les canalisations : résidus de métaux lourds (plomb), micro-organismes… ; 

Contrôle de l’eau « potable» 

La réglementation fixe des limites et références de qualité pour l’eau du robinet. L’eau est donc potable, mais pas forcément « excellente pour la santé » ! 

À titre d’exemple, les normes françaises ne prennent pas encore en compte les traces de médicaments (résidus d’hormones, d’antibiotiques...) qui peuvent être retrouvées dans l’eau.

Par ailleurs l’OMS recommande, pour les nitrates, un maximum de 25 mg/L, et les spécialistes préconisent même 10 mg/L pour les nourrissons, alors que la réglementation européenne fixe la limite à 50 mg/L ! 

D’où vient l’eau du robinet ? 

En France, l’eau est captée soit en surface (rivières ou lacs, soit 34 % des volumes), soit dans les nappes phréatiques (66 %).

Au total, 33 500 points de captage produisent 19 millions de m3 d’eau par jour.

En 2013, pour 59,8 % de la population, la concentration maximale en nitrates a été inférieure à 25 mg/L et pour 28,7% 

de la population, elle était comprise entre 25 à 40 mg/L et pour 11,5 % de la population, supérieure à 40 mg.

Plus de 25 millions de français reçoivent une eau dont la concentration maximale en nitrates est supérieure à la recommandation de l’OMS (25 mg/L) dont 13 millions pour lesquels il s’agit de la concentration moyenne annuelle en nitrates !2 

Pas tous égaux face à l'eau

Selon les régions, l’eau du robinet n’a pas la même composition : tout dépend du bassin d’alimentation, de l’environnement autour de la zone de captage, des traitements.

Retrouvez sur le site du Ministère des affaires sociales et de la santé l’analyse de la qualité de l’eau dans votre commune : http://social-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/eaux/article/qualite-de-l-eau-potable 

2Baromètre « Les Français et l’eau », CI EAU (Centre d’Information sur l’Eau), TNS SOFRES décembre 2014. 
3« Bilan de la qualité de l’eau au robinet du consommateur vis-à- vis des nitrates en 2013 » (Ministère desaffaires sociales, de la santé et des droits des femmes). 

Chasse au gaspi’ ! 

Diminuer le débit au robinet sans perte de confort : c’est possible, grâce aux réducteurs d’eau !

À domicile, la pression dans les tuyauteries est d’environ 3 bars, soit un débit de 12 L/mn au robinet et 20 L/mn sous une douche.

Les réducteurs d’eau diminuent le débit d’environ 40 % : une belle économie ! 

À visser directement sur la tête du robinet ou entre le flexible et la pomme de douche.

L’eau du robinet, c’est zéro emballage et zéro transport en camion. 

En plus, dans nos pays développés, nous bénéficions d’une eau « potable », contrairement à plus d’un milliard d’êtres humains.

Ceci dit, cette eau, on l’achète, alors soyons exigeants ! 

En effet, si elle est potable, l’eau n’est pas pour autant « excellente pour la santé ».

La plupart des méthodes de traitement utilisées à ce jour restent techniquement insuffisantes pour éliminer 100 % des intrus ! 

Mon eau du robinet idéale, elle serait… 

Chacun a des besoins différents, en fonction de la qualité de son eau au robinet. Plusieurs critères peuvent être pris en compte : 

  • la dureté de l’eau (quantité de calcaire qui encrasse l’électroménager et les canalisations) ; 
  • la teneur en nitrates : en France, la teneur maximale autorisée est de 50 mg/L, au-delà de la recommandation de l’OMS ; 
  • le chlore, utilisé pour désinfecter l’eau de réseau et garantir sa qualité bactériologique (peut parfois provoquer un goût et une odeur désagréable) ; 
  • autres paramètres : l’eau de réseau contient bien d’autres substances à l’état de traces. 

Finie, l’eau en bouteille plastique ?

Soit, mais pas question de se déshydrater !

Objectif de Biocoop : sélectionner des systèmes de filtration à domicile efficaces et conformes à des exigences écologiques, économiques et de santé. 

La filtration, comment ça marche ?

Plusieurs principes de filtration : 

  • La filtration sur granulés de charbon actif

Késaco ? Substance végétale naturelle obtenue à partir de tourbe, de houille, de bois ou de coques de noix de coco. 

Grâce à sa structure poreuse, le charbon actif retient les polluants par adsorption et élimine le chlore par catalyse.

Il est parfois couplé à une résine échangeuse d’ions qui retient les contaminants selon leur charge électrique. 

  • La filtration sur bloc de charbon fritté

Késaco ? Charbon actif réduit en poudre puis compacté en bloc. 

Même principe que les granulés de charbon actif, mais avec un niveau de filtration 4 à 5 fois supérieur aux granulés.

Filtre toutes les substances dissoutes dans l’eau (polluants organiques, chlore, pesticides, métaux lourds, résidus de médicaments…), mais préserve les minéraux, calcium et magnésium.

Ne filtre pas les nitrates. 

  • La filtration par osmose inverse

Késaco ? Actuellement le moyen le plus efficace pour filtrer l’eau sans produit chimique ! 

Le principe : une membrane semi perméable, non poreuse, laisse passer l’eau mais pas les substances dissoutes.

L’osmoseur filtre l’eau en plusieurs étapes : deux pré-filtres, la membrane, puis un post-filtre sur charbon actif.

Le système élimine ainsi en moyenne 90 à 99,9 % des polluants, dont les nitrates.

L’osmose inverse utilise la pression de l’eau du réseau domestique (environ 3 bars) pour pousser l’eau à travers une membrane semi-perméable.

L’eau est ainsi filtrée et débarrassée de ses contaminants. 

Faut-il redynamiser l’eau ? 

Après une filtration par osmose inverse, certains conseillent de « restructurer » l’eau filtrée, afin qu’elle soit mieux assimilée par l’organisme.

Néanmoins, les données scientifiques justifiant le processus de dynamisation sont encore incomplètes.

C’est pourquoi le réseau Biocoop préfère préconiser plusieurs systèmes de filtration dont le fonctionnement et l’efficacité sont scientifiquement fiables.